May 17, 2024

Kwaheri Tanzania... I'll be back 💗

Already the last day, it went so fast. I've got a heavy heart, but I'm determined to fully savor this last day. Breakfast is once again incredible. Lucas, Sophie's husband, makes us taste the starfruit and green oranges from his garden, with the bananas and avocados, it's delicious.

We then set off by “badjadji” (or tuk-tuk) to the Nafgem NGO, which fights violence against women, and in particular genital mutilation. In front of a stunned audience, Honorata explains all the horrors that young girls, sometimes even babies, endure. Clitoridectomy, excision, infibulation. Barbaric words for practices that are no less. We are all deeply moved by this encounter. Stella, who came with us, has a closed face, she's usually so radiant. I suspect that, like nearly 70% of Tanzanian women, she has suffered this trauma, but out of respect for her privacy, I won't ask her. We understand just how complicated it is to change mentalities, as everything is closely linked (traditions, economics, respect for the wishes of elders...) A family that withdraws its daughter from this practice runs the risk of making her an outcast – it's a real vicious circle.

Sefaa, a young Maasai refugee here (like some sixty other young women) tells us her story: brilliant pupil, it was her teacher who detected a change in her a few days after her “ceremony” and who alerted the authorities (because in Tanzania, FGM is forbidden), enabling Sefaa to join the NGO. Without this intervention, she would probably have been married a few weeks later and would have had to say goodbye to her dream of becoming a pilot. But for one Sefaa saved, how many others will not be so lucky? There's still a long way to go...

We raid (for a change!) the NGO store, the best way we have of helping the cause. Afterwards, Sophie takes us to another women's aid association, where we learn how to make our own bracelets.Back in "badjadji" at Sophie's, we share a final meal all together, between laughter and emotion, then we leave for the airport. On the way, we stop by the roadside and Peter improvises a speech round where everyone expresses what they've experienced on this trip. Another dose of emotions, tears flow as we say our goodbyes. We hug our guides who are now our friends 💗

A final surprise awaits us on the plane, as the Meru and Kilimanjaro mounts turn golden in the sunset...

Kwaheri Tanzania, we'll meet again!

Déjà le dernier jour, c'est passé si vite. J'ai le cœur lourd, mais je suis bien décidée à savourer à fond cette ultime journée. Le petit déjeuner est encore une fois incroyable. Lucas, le mari de Sophie nous fait goûter les caramboles et les oranges vertes de son jardin, avec les bananes et les avocats c'est délicieux.

Nous partons ensuite en "badjadji" (ou tuk-tuk) pour nous rentre à l'ONG Nafgem qui lutte contre les violences faites aux femmes, et notamment les mutilations génitales. Devant une assemblée médusée, Honorata nous explique toutes les horreurs que subissent les jeunes filles, parfois même bébé. Clitoridectomie, excision, infibulation. Des mots barbares pour des pratiques qui ne le sont pas moins. Nous sommes toutes et tous bouleversés par cette rencontre. Stella qui est venue avec nous a le visage fermé, elle si rayonnante d'habitude. Je soupçonne que, comme près de 70% de femmes tanzaniennes, elle a subi ce traumatisme, même si par pudeur, je ne lui poserai pas la question. Nous comprenons à quel point il est compliqué de faire changer les mentalités tant tout est imbriqué (traditions, économie, respect du souhait des anciens...) Une famille qui soustrait sa fille à cette pratique prends le risque d'en faire une paria, c'est un vrai cercle vicieux.

Sefaa, une jeune Maasaï réfugiée ici (comme une soixantaine d'autres jeunes femmes) nous raconte son histoire : élève brillante, c'est son institutrice qui a détecté un changement en elle quelques jours après sa "cérémonie" et qui a prévenu les autorités (car en Tanzanie, les MGF sont interdites), permettant à Sefaa de rejoindre l'ONG. Sans cette intervention, elle aurait probablement été mariée quelques semaines plus tard et aurait dû dire adieu à son rêve de devenir pilote. Mais pour une Sefaa sauvée, combien d'autres n'auront pas cette chance ? Un long chemin reste encore à faire...

Nous dévalisons (pour changer !) la boutique de l'ONG, meilleur moyen à notre disposition pour aider la cause. Après quoi Sophie nous emmène dans une autre association d'aide aux femmes, où nous apprenons à fabriquer nos propres bracelets. Retour en "badjadji" chez Sophie, nous partageons un dernier repas tous ensemble, entre rire et émotion, puis nous partons pour l'aéroport. En chemin, nous nous arrêtons au bord de la route et Peter nous improvise une ronde de parole où chacun exprime ce qu'il a vécu durant ce voyage. Encore une dose d'émotions, les larmes coulent alors que nous faisons nos adieux. Nous serrons dans nos bras nos guides qui sont à présent nos amis 💗

Une dernière belle surprise nous attend dans l'avion où les monts Meru et Kilimandjaro se parent d'or dans le soleil couchant...

Kwaheri la Tanzanie, on se retrouvera !