May 13, 2024

Pole pole: the African way of life

Waking up at dawn, even the rooster was still asleep! I've loved watching the sun rise through my window, then discovering the boma in the early morning calm. Barely 7 a.m. but the women are already hard at work, you can hear them busy behind the palisade. Several children from neighboring bomas pass me on their way to school. I love these exchanges, with no words other than "Jambo", but full of curious glances and bright smiles. I feel like home here, in this gentle morning.

After breakfast, go to the fields where we surpass ourselves harvesting manioc! Back to the boma in the African-style, carrying the bucket on our heads. I'm won over by the simplicity of this technique (even if I do need my arm), and I think I'll be going shopping like this from now on 😁 Unlike harvesting, peeling manioc is no fun, it's loooong, but we eventually manage to get through our 60 kg for the day. Now it has to dry for 3 days in the sun, then be grinded into flour in the village, in order to prepare the ugali, a kind of manioc-based polenta that Tanzanians seem to love (to be honest, I didn't find it very good!). Our today's work will provide the boma for 1 to 2 months.

In the afternoon, we set off on foot pole pole towards the village with our sights set on the dispensary, for which we have collected some medicines. The local doctor, graduated after 3 studying years, explains his work to us. The fact that he treats an average of 500 people a month, most of them with malaria, saddens me. We feel so powerless in the face of the lack of resources and, above all, the false local beliefs (for example, some men refuse to use mosquito nets because it would harm their fertility 🙄). To lift our spirits, we head for the village, where we discover the “mill” where the locals come to grind their maize, sorghum and manioc into flour. Dozens of young women wait their turn outside the door. They don't want to be photographed because they think they're dirty and unkempt, but I think they're all prettier than each other. They exude joy of life and complicity!

As a very feminine group, we raid a fabric store, and almost all of us leave with wax or shuka (the traditional Maasai fabrics). Back to the boma under the sunset, and it's already time to share a final dinner with our hosts. Between laughter and emotion, we thank Paulo for his welcome and all the knowledge he has given us. Tomorrow's departure, so let's get our handkerchiefs ready...

Réveil à l'aube, même le coq dormait encore ! J'ai adoré voir le soleil se lever par ma fenêtre, puis aller découvrir la boma dans le calme matinal. A peine 7h mais les femmes sont déjà à l'œuvre, on les entend s'activer derrière la palissade. Plusieurs enfants venant des bomas voisines passent devant moi sur le chemin de l'école. J'aime ces échanges avec eux, sans autre mot que "Jambo" mais riches de regards curieux et de sourires éclatants. J'ai la sensation d'être à ma place dans cette douceur matinale.

Après le petit déjeuner, direction les champs où nous nous surpassons à la récolte du manioc ! Retour à la boma à l'africaine en portant le seau sur la tête. Je suis conquise par la praticité de cette technique (même si moi j'ai besoin de mon bras), je crois que dorénavant j'irais faire les courses comme ça 😁 Contrairement à la récolte, l'épluchage du manioc n'est pas une partie de plaisir, c'est loooong mais nous finissons par venir à bout de nos 60 kg du jour. Ne reste plus qu'à les faire sécher 3 jours au soleil, puis d'aller les moudre au village pour en faire de la farine qui servira à préparer l'ugali, cette sorte de polenta à base de manioc et dont les Tanzaniens semblent raffoler (pour être honnête, je n'ai pas trouvé ça très bon !) Notre travail du jour pourvoira la boma pour 1 à 2 mois.

Dans l'après-midi, nous partons à pied pole pole en direction du village avec pour objectif le dispensaire, pour lequel nous avons récolté quelques médicaments. Le docteur local, fort des 3 ans d'études, nous explique son travail. Le fait qu'il traite en moyenne 500 personnes par mois, dont la majeure partie pour des cas de paludisme m'attriste. On se sent tellement impuissant devant le manque de moyen et surtout les fausses croyances locales (par exemple, certains hommes refusent d'utiliser des moustiquaires car cela nuirait à leur fécondité 🙄) Pour se remonter le moral nous nous rendons au village où nous découvrons la "meunerie" où les locaux viennent réduire en farine leur maïs, sorgho et autre manioc. Des dizaines de jeunes femmes attendent leur tour devant la porte. Elles ne veulent pas être prises en photo car elles se trouvent sales et mal arrangées, je les trouve pour ma part toutes plus jolies les unes que les autres. Elles respirent la joie de vivre et la complicité !

En bon groupe très féminin, nous dévalisons une boutique de tissus, toutes ou presque nous repartons avec de la wax ou de la shuka (le tissus traditionnel maasaï). Retour à la boma sous le soleil couchant, et c'est déjà l'heure de partager un dernier diner avec nos hôtes. Entre rires et émotions, nous remercions Paulo pour son accueil et tout le savoir qu'il nous a apporté. Demain c'est le départ, préparons nos mouchoirs...