May 11, 2024

Welcome to Mama Paulo Boma

Early wake-up for a sunrise drive in the Serengeti. Under the first rays of sunshine, it's another stunning sight 😍. We come across a family of elephants, who take their time passing in front of us. Within arm's reach, we could have touched them! Looking straight into their eyes provokes an unexpected emotion in me; I feel as if I'm reading the gaze of a wise old man. So moving. And when a group of giraffes join them, I just feel like I'm in a dream. We pass dozens more antelopes, from the smallest (dik-dik) to the largest (eland, which has nothing to do with the one in our country), a buffalo glimpsed in a river, an imaginary leopard (which turned out to be just an old stump 😅), a secretarybird, mongooses, flamboyant guineafowls and a few warthogs. All haloed by the soft orange-red shades of the sun rising over the savannah. Sumptuous.

Back to the campsite, which looks much less impressive by day than by night. We did notice a few droppings near the tents, indicating that animals had visited during the night. Breakfast in the sun, packing and off we go for the end of our journey across the vast plain. Once out of the Serengeti, zebras, gazelles and crocodiles give way to solitary giraffes and numerous herds of cows. We arrive in Mugumu where we meet Paulo, our host for the next 4 days, under the watchful eye of the marabouts, those strange birds that look as big as goats! After a short walk, Mama Paulo Boma is finally revealed before our very eyes. To our pleasant surprise, our huts are made of cement rather than wood or clay, but the outdoor shower, with its cold (and yellow) water, although it has the merit of being there, is a little disconcerting!

Another delicious meal in the covered patio, to the sound of a huge thunderstorm rumbling outside. Paulo introduces us to some of his family: his eldest son Dennis, his brother Chase (Nyamburi's best cook) and above all his Mama, the most important person in the boma. We won't be meeting his Papa, who is currently living in another boma, with his second or third wife. Yes, polygamy is common among the Kurias, and men can have up to 10 wives 😲. Paulo explains that mentalities are slowly changing (pole pole) on this subject as on so many others. He has chosen to have only one wife; he justify himself by economical reasons but it's clear that his decision is more thoughtful and progressive. It's a real pleasure to talk with him, and you can tell he takes great pleasure in answering our questions and helping us to discover and understand his culture and his country.

Réveil matinal pour une virée dans l'aube du Serengeti. Sous les premiers rayons de soleil, c'est encore un spectacle à couper le souffle 😍. Nous croisons une famille d'éléphants, qui prennent tout leur temps pour passer devant nous. A portée de bras, on aurait pu les toucher ! Croiser leur regard provoque en moi une émotion inattendue, j'ai l'impression de lire dans les yeux d'un vieux sage. Bouleversant. Et quand un groupe de girafes les rejoint, je vis un rêve éveillé. Nous croisons encore des dizaines d'antiloppes, de la plus petite (dik-dik) à la plus grande (éland, qui n'a rien à voir avec celui de nos contrées), un buffle entraperçu dans une rivière, un léopard imaginaire (qui s'est avéré n'être qu'une vieille souche 😅), un serpentaire, des mangoustes, des pintades flamboyantes et quelques phacochères. Le tout auréolé du doux camaïeu rouge orangé du soleil se levant sur la savane. Somptueux.

Retour au camping, qui parait nettement moins impressionnant de jour que de nuit. Nous remarquons tout de même quelques crottes à proximité des tentes, témoignant de la visite d'animaux au cours de la nuit. Petit déjeuner au soleil, valises et c'est reparti pour la fin de notre traversée de la vaste plaine. Une fois sortis du Serengeti, les zèbres, gazelles et autres crocodiles laissent place à quelques girafes solitaires et de nombreux troupeaux de vaches. Nous arrivons à Mugumu où nous rencontrons Paulo, notre hôte pour les 4 jours qui viennent, sous l'œil vigilant des marabouts, ces étranges oiseaux qui semblent aussi gros que des chèvres ! Après une courte marche, Mama Paulo Boma se dévoile enfin sous nos yeux. Bonne surprise, nos cases sont en ciment et pas en bois ou en terre battue, mais la douche, extérieure et à l'eau froide (et jaune), même si elle a le mérite d'exister, nous déroute un peu !

Encore un délicieux repas pris dans le foyer couvert au son de l'énorme orage qui gronde dehors. Paulo nous présente une partie de sa famille : son fils ainé Dennis, son frère Chase (le meilleur cuistot de Nyamburi) et surtout sa Mama, la personne la plus importante de la boma. Nous ne rencontrerons pas son Papa qui est à l'heure actuelle dans une autre boma, chez sa deuxième ou troisième épouse. Eh oui, chez les Kurias, la polygamie est courante et les hommes peuvent avoir jusqu'à 10 femmes 😲. Paulo nous explique que cependant les mentalités changent doucement (pole pole) sur ce sujet comme sur tant d'autres. Lui a fait le choix de n'avoir qu'une seule femme ; il se cache derrière des raisons économiques pour se justifier, mais on sent bien que sa décision est plus réfléchie et progressiste. C'est un réel plaisir d'échanger avec lui, on sent qu'il prend beaucoup de plaisir à nous répondre, et à nous faire découvrir et comprendre sa culture et son pays.